Questionnaire

Question 12

Avez-vous déjà été arrêté/e par la police?

Même une verbalisation sans arrestation crée un fichier dans certaines bases de données qui peut vous criminaliser longtemps après, même si vous n’avez pas été inculpé. De nombreux systèmes informatiques des autorités policières, tels que NCIC, Nlets, ACRIMe, NGI, et IDENT/HART, procèdent à des recherches automatiques croisées pour regrouper les informations de vos antécédents judiciaires, ou de vos antécédents relatifs a l’immigration, et pour construire un “profile” de votre personne.

D’anciens documents d’arrestation peuvent vous signaler aux autorités lorsque:

  • Vous traversez la frontière
  • ICE enquête à votre sujet
  • Vous faites l’objet d’une vérification des antécédents lorsque vous enregistrez une demande telle qu’un visa de travail ou une demande d’asile.

Les systèmes de données auxquels vous aurez à faire, en plus de ceux mentionnés ci-dessus, incluent les bases de données des autorités policières locales. C’est à dire les départements de police de l’état; les tribunaux de police, de comté et d’état; et des sociétés privées de recoupement des données qui revendent les données juridiques criminelles.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Si vous vivez dans une zone où les gangs sont actifs

Même si vous n’avez jamais été arrêté/e par la police, vous vous trouvez peut-être dans des bases de données criminalisantes. Quelques examples de situations possibles:

  • Vous vivez dans une zone où, selon la police, les gangs sévissent
  • Des membres de votre famille ou de votre communauté appartiennent à un gang
  • Vous êtes Noir/e ou “de couleur” ou immigrant; et/ou
  • Vous êtes censé/e être lié/e à des personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités terroristes

Les bases de données qui contiennent ce type d’information sont:

  • Les bases de données des gangs de la police locale, NCIC, et TECS/ICM
  • FALCON de Palantir, utilisé par ICE (bientôt remplacé par RAVEn)
  • AFI, et
  • TSDB

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
1 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.