Questionnaire

Question 5

Avez-vous déjà acheté des billets d’avion pour voyager à l’intérieur des États-Unis?

Parce que vous avez acheté des billets d’avion

Dès que vous achetez un billet d’avion, votre réservation et votre itinéraire sont accessibles par les entités gouvernementales, y compris DHS.

Ce qui donne accès à votre nom, votre adresse IP horodatée, votre numéro de carte de crédit, vos horaires de vol, et votre adresse mail. Votre Fichier dans le système Noms des Passagers (PNR) peut également inclure:

  • des informations sur vos compagnons de voyage actuels et antérieurs
  • les personnes à contacter en cas d’urgence
  • des affiliations à diverses organisations
  • votre employeur
  • les détails de votre hébergement
  • les demandes de repas spéciaux
  • les notes des officiers de la Police des Frontières et des Douanes qui ont vérifié votre pièce d’identité à une frontière nationale auparavant

Les outils de données de DHS ratissent les PNR, à la recherche de motifs pour prédire le “risque” et “identifier les anomalies dans les parcours de voyage”.

Quelques systèmes de données qui utilisent PNR incluent:

  • Secure Flight Passenger Data (SFPD, Données des Passagers pour un Vol en Sécurité)
  • des systèmes de regroupement des données commerciales que TSA emploie pour “authentifier l’identité”
  • Automated Targeting System (ATS, Système Automatique de Ciblage)
  • TES/ICM
  • Analytical Framework for Intelligence (AFI, Cadre Analytique du Renseignement)
  • les compagnies aériennes commerciales

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Même si vous n’avez jamais voyagé par avion, vous avez probablement traversé une frontière Américaine. Peut-être en voiture, en bus, par bateau, ou à pieds.

Si vous avez traversé un poste frontalier Américain, vous avez un fichier permanent archivé qui détaille votre voyage et votre identité.

Les systèmes de données auxquels vous avez peut-être eu à faire incluent APIS et TECS/ICM.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
8 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.