Questionnaire

Question 7

Êtes-vous né/e aux États-Unis?

Qui achète les informations des extraits de naissance des personnes nées aux États-Unis

Si vous êtes né/e aux États-Unis, votre extrait de naissance est probablement archivé dans le département de la santé et des statistiques vitales d’un état en particulier. Les courtiers en données commerciales achètent et revendent les informations comprises dans les extraits de naissance dont ils peuvent se saisir. Dans certains états, les extraits de naissance sont du domaine des archives publiques; dans d’autres, ils ne le sont pas. Chaque état peut avoir son propre système individuel d’enregistrement des naissances. Si vous êtes né/e en Californie par exemple, vous avez reçu un Certificate of Live Birth (Certificat de Naissance). Selon les témoignages issus des tribunaux, c’est un document publique auquel ICE a accès (mais qu’elle ne vérifie pas toujours).

Cela vous surprend peut-être d’apprendre que la naissance aux États-Unis ne constitue pas une protection contre ICE — idem si vous êtes citoyen ou résident permanent. Une base de données peut indiquer par erreur que vous êtes né/e hors des États-Unis (ce qui est arrivé au plaignant Gerardo Gonzalez du procès Gonzales contre ICE), et les bases de données de DHS typiquement n’incluent pas vos documents de naissance ou de naturalisation. Vous pourriez être signalé/e par les processus de criminalisation de DHS et par d’autres autorités policières comme potentiellement “expulsable”.

Les systèmes de données que ICE  consulte incluent CIS (Central Index System - Système d’Index Central), CLAIMS 3, CLAIMS 4, et Person Centric Query service (PCQS, Service de Recherche Centré sur les Personnes).

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Si vous êtes arrivé aux Etats Unis avec un visa

Si vous n’êtes pas né/e aux États-Unis, et que vous êtes entré avec un visa ou en tant que citoyen naturalisé, vous avez des fichiers dans les diverses bases de données de DHS telles que: TECS/ICM, CIS, ADIS, SEVIS, CLAIMS 3, CLAIMS 4, and PCQS.

Si vous êtes arrêté/e pour un délit non relié à l’immigration, la vérification croisée et automatisée entre des bases de données telles que NCIC, Nlets, ACRIMe, NGI et IDENT/HART peuvent dénicher vos informations personnelles pour ICE. ICE peut demander à la maison d’arrêt de vous retenir, ou de les notifier de votre date de relâche.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
6 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.