Questionnaire

Question 8

Avez-vous déjà fait une demande de, et obtenu un, visa pour les États-Unis, tels que visa d’étudiant, visa de tourisme, visa de travail?

Faire une demande de visa d’immigrant ou de non-immigrant signifie que vous êtes “continuellement évalué/e” par le Centre de Ciblage National de CBP (National Targeting Center) à travers un large éventail de bases de données. Les résultats de cette évaluation seront envoyés vers une ou plusieurs bases de données du Département d’Etat et/ou de DHS.

Tous les demandeurs de visa doivent également soumettre tout document concernant les antécédents judiciaires dans un ou plusieurs autres pays. Les analystes du Département d’État peuvent procéder à une enquête approfondie à la recherche d’antécédents criminels, ou du label “à haut risque" déterminé par les critères des bases de données.

Les bases de données qui contiennent peut être vos informations incluent:

  • IDENT/HART,
  • Electronic System for Travel Authorization (ESTA, Système Electronique pour l’Autorisation de Voyage)
  • Consular Consolidated Database (CCD, Bases de données Consulaires Consolidées)
  • ATS, ADIS (Arrival and Departure System - Systèmes des Arrivées et des Départs)
  • AFI
  • SEVIS
  • EOIR (Executive Office for Immigration Review - Bureau Exécutif de l’Immigration)
  • Biometric International Query Service (BIQS, Service International de Recherche Biométrique); et
  • Customer Profile Management Service (CPMS, Service de Gestion des Profiles des Clients)

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Si votre demande de visa pour les U.S.A a été refusée, les demandes rejetées contenant les commentaires d’évaluation sont partagées entre différentes agences. Celles-ci incluent DHS, le FBI, le Ministère de la Défense, et d’autres agences fédérales impliquées dans le processus d’évaluation et de validation des visas et des passeports.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
5 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.