Questionnaire

Question 9

Êtes-vous né/e hors des États-Unis et avez-vous obtenu la nationalité à la naissance ou durant votre enfance?

Parce que vous avez obtenu la nationalité par vos parents

Certaines personnes nées à l’étranger sont de nationalité Américaine à la naissance, ou l’obtiennent automatiquement durant l’enfance.

Cependant, il n’existe pas de base de données à DHS qui contient une liste compréhensive des citoyens Américains nés a l’étranger qui ont automatiquement dérivé ou obtenu la nationalité par droit à la naissance, à travers l’adoption, ou à travers la naturalisation d’un parent - un groupe qui comprend plus de 4 millions de personnes.

Dans les cas de nationalité “dérivée” ou “acquise”…

À moins d’avoir eu à faire à leurs agences auparavant, DHS n’aura pas de fichier concernant votre statut. Si un agent de la police des frontières vous contrôle sans que vous n’ayez une preuve de nationalité à présenter, vos informations biométriques sont enregistrées dans IDEN/HART. Un rapport dans TECS/ICM peut détailler la rencontre, et s’il y a eu des arrestations antécédentes par la police de l’immigration, elles seraient indiquées dans les fichiers de EID.
Mais il n’y aurait aucune preuve de votre situation régulière dans les multiples bases de données des autorités policières.

Si vous êtes détenu/e dans une maison d’arrêt qui participe au Programme Étranger Criminel (CAP), vous pouvez être signalé/e pour être retenu/e et transféré/e a ICE.

Si vous êtes arrêté/e, ICE peut utiliser ces systèmes de données, et bien d’autres encore, pour procéder à la vérification de votre statut:

  • Central Index System (CIS, Système d’Index Central))
  • Computer Linked Application Information Management System (CLAIMS 3 & CLAIMS 4)
  • Person Centric Query Service (PCQS, Service de Recherche Centré sur les Personnes)
  • Courtiers en données commerciales

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Si vous avez eu affaire à une des agences ou agents de DHS, quelle que soit la date de la rencontre, vos données biométriques et vos informations personnelles sont peut être sauvegardées dans

  • IDEN/HART,
  • TECS/ICM,
  • EID,
  • CIS,
  • CLAIMS 3, CLAIMS 4
  • et PCQS.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
4 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.