Questionnaire

Question 10

Avez-vous déjà été arrêté/e ou incarcéré/e pour violation des lois de l’immigration?

Parce que vous avez été arrêté pour avoir enfreint les lois d’immigration

Si vous avez déjà été arrêté/e ou incarcéré/e pour violation des lois de l’immigration, vous pouvez être signalé/e dans des bases de données criminalisantes et des systèmes tels que NCIC et Nlets, lors d’un contrôle mené par la police et non pas par la police de l’immigration.

Vos empreintes (et peut-être d’autres données biométriques) pourraient également se trouver dans le système IDEN/HART. Ce qui serait une raison suffisante pour que ICE puisse demander à une maison d’arrêt de vous retenir pendant qu’elle enquête à votre sujet.

Quelques systèmes de données qui pourraient contenir vos informations, en plus de ceux mentionnés ci-dessus, sont EID, TECS/ICM, ATS, et ACRIMe.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu non, cliquez sur Non.

Même si vous n’avez jamais eu affaire à la police de l’immigration, vous avez peut-être des données biographiques et/ou biométriques stockées dans des bases de données potentiellement criminalisantes et accessibles à ICE et à d’autres organismes policiers.

Si vous faites une demande de visa, ou si vous avez obtenu un visa de séjour ou un visa d’immigrant, vos données biométriques sont stockées dans les bases de données du Department d’État et de DHS. Vous faites également l’objet d’un “contrôle permanent” par les algorithmes prédictifs.

Si vous avez fait une demande d’asile à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, votre ADN a été sauvegardé.

Si vous sponsorisez un membre de votre famille, vos informations personnelles peuvent être partagées avec ICE. Durant l’administration Trump, les centres d’accueil administrés par HHS étaient obligés de partager les informations personnelles des sponsors des migrants non accompagnés avec DHS.

ICE vous surveille peut-être à travers les bases de données qui sauvegardent les documents relatifs au voyage et aux visas. Celles-ci peuvent repérer les durées de séjour qui dépassent la durée de validité d’un visa, ce qui peut entrainer votre signalisation lors d’un prochain voyage international ou d’une interaction quelqu’elle soit avec DHS.

Quelques bases de données utilisées peuvent inclure ESTA, CIS, CLAIMS 3, CLAIMS 4, PCQS, ATS, SEVIS, TECS/ICM, NGI, IDEN/HART, CCD, ADIS, et AFI.

Pour voir quelles bases de données vous suivraient si vous aviez répondu oui, cliquez sur Oui.

monstre(s) accumulé(s) jusqu’à présent.
3 autres questions

Voyons vos résultats!

Parmi les 13 monstres de ce questionnaire, il semblerait que vos données soient pistées par:

Mais il est possible qu’il existe d’autres bases de données moins importantes qui ne sont pas inclues dan ce questionnaire.

Vous vous demandez peut-être “Que pouvons-nous faire?”

Et maintenant?

Pour en savoir plus, lire: Extrait du rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison

Comment Agir

En Savoir Plus sur ce Questionnaire

Il n’existe aucune base de données unique qui permettrait à ICE de trouver une liste exhaustive de toutes les personnes passibles d’expulsion.

Pour palier à cela, le Département de la Sécurité Intérieure procède à des recherches croisées entre les multiples ensembles de données existants. Il utilise les informations issues des voyageurs internationaux, des détenteurs de visa, et des fichiers d’arrestation et de condamnation. Ces ensembles de données ne sont pas toujours fiables quant à la détermination du statut juridique d’une personne. Ils sont également profondément défectueux, racistes et xénophobes.

DHS achète de plus en plus de données auprès des entreprises privées pour complémenter ses propres bases de données, comme les archives d’historiques de localisation, les fichiers de reconnaissance faciale et vocale, et les scans d’iris. Les outils de l’intelligence artificielle utilisent ces données pour prédire les comportements  et en déduire des relations entre les gens, les endroits, et les objets (comme les véhicules).

Nous avons passé des mois à examiner les bases de données et le partage des données. Mais les fournisseurs et les technologies changent continuellement, et de nombreux systèmes de données du gouvernement sont marqués par le secret. Nous ne prétendons pas que les bases de données répertoriées ici forment une liste exhaustive, ce qui est une tâche impossible. Nous espérons plutôt que cet outil donne une idée du réseau enchevêtré et complexe que représentent l’extraction et la criminalisation des données.

La lutte contre l’exploitation des migrants, la "sécuritisation" raciste de la frontière, et la déportation est une lutte contre la criminalisation des données. C’est un combat pour l’auto-détermination collective et pour se libérer de l’emprise des données. Pour en savoir plus, lire un extrait de notre rapport De la criminalisation des Données à l’Abolition de la Prison.